À propos du Laboratoire numérique

Inyulface, en une phrase

Inyulface est un atelier personnel. J'y teste des pipelines cognitifs qui transforment du signal brut en décision, en actif numérique.

Qui porte ça

Je m'appelle Mathieu Chartier. Mon père travaillait chez IBM, alors la technologie est entrée dans la maison avant moi. Enfant, j'imprimais les bannières de fête d'école, je préparais le lecteur VHS en classe, j'étais le premier dans ma ville à avoir un appareil photo numérique. Il y avait déjà cette obsession pour les outils qui rendent les choses lisibles et partageables.

En 2004, je mettais en ligne mes premiers sites. En 2007, je filmais et commentais en direct la première conférence sur les médias sociaux à Montréal, pendant qu'on se demandait encore si Twitter allait durer. En 2010, je poussais en production une des premières applications HTML5 du marché québécois.

Depuis, j'ai fait à peu près tout ce qu'on peut faire autour d'un projet technologique. Analyste d'affaires, veilleur, chef de produit, formateur, organisateur d'événements. J'ai été président de W3Québec, j'ai cofondé ConFoo dont je suis aujourd'hui Directeur des opérations. J'ai travaillé en interne pour des PME et pour de grandes organisations.

Le nom Inyulface vient d'un projet parallèle. J'avais dans un coin de tête un jeu de mot imaginé pour une conférence front-end qui n'a jamais existé : Interface + YUL, in-yul-face, une tension parfaite pour des développeurs qui passent leurs journées sur des pixels montréalais. En 2015, quand j'ai dû enregistrer rapidement une entité pour facturer un contrat, le nom était trop magnétique pour rester dans un carnet. Je l'ai pris. En 2019, quand je suis passé à temps plein en analyse d'affaires à mon compte, j'ai incorporé.

Aujourd'hui, je continue d'opérer sur des mandats d'analyse d'affaires pour de grandes organisations. C'est mon terrain d'observation continu.

Comment le Labo est né

Pendant vingt ans, j'ai fait de la veille technologique. Tous les jours. Centaines de sources, milliers d'articles archivés, signaux faibles repérés des mois ou des années avant qu'ils deviennent évidents. Mais je l'ai toujours fait pour moi. Une bibliothèque privée, gardée à jour, rarement remontée à la surface.

Le problème, c'est que la veille devenait un cimetière. J'avais tout, je ne réutilisais presque rien.

En 2025, je suis entré sérieusement dans l'IA. Pas pour les démonstrations virales, pour résoudre mon propre problème : extraire de la méta-information de mes archives. Comprendre ce que mes vingt ans de notes savaient sans que je le sache. Tranquillement, j'ai commencé à bâtir des outils. Capter mieux. Classifier automatiquement. Transformer ce qui méritait d'être transformé en guides, checklists, gabarits.

Les outils sont devenus un système. Le système s'est industrialisé. Aujourd'hui, un simple bookmark déclenche un pipeline complet qui structure, score et oriente l'élément vers l'action ou vers l'archive. Ce que je faisais à la main, je le supervise.

C'est en regardant ce système fonctionner que j'ai réalisé deux choses. Première : ce qui me semblait être une discipline personnelle de veilleur acharné est en fait une méthode reproductible. Deuxième : la même surcharge informationnelle qui m'avait poussé à construire ce système est maintenant le quotidien de tout décideur TI au Québec.

Inyulface Lab existe pour cette raison. Pas pour vendre du temps. Pour productiser ce que j'ai appris en vingt ans de tri silencieux, et le rendre utile à d'autres que moi.

Comment je travaille

Le Labo fonctionne autour d'une mécanique unique que j'ai construite, testée, puis industrialisée pour mon propre usage : le Pipeline Cognitif.

Le principe est simple. Toute information qui entre dans mon système passe par trois états successifs.

À structurer. L'information brute est nettoyée, reformatée, classifiée. C'est l'hygiène. On élimine le bruit avant qu'il n'occupe de l'espace mental.

À analyser. Ce qui survit au tri reçoit du sens. Liens avec d'autres signaux, hypothèses émergentes, méta-information générée par IA sur ce que l'archive sait déjà. C'est là que la veille produit de la connaissance plutôt que des fichiers.

À activer. Ce qui mérite l'action devient action concrète, exécutable en moins de 90 minutes. Au-delà, on décompose ou on requalifie. Pas d'entre-deux. Pas de tâches qui dorment.

Chaque entrée du Pipeline est aussi notée par un système de scoring interne, le CAS (Cognitive Attention Scoring), qui mesure si un élément mérite d'être traité, à quelle profondeur, et dans quel délai. C'est ce qui permet au système de tenir sans m'épuiser.

Tout ce que je publie, tout ce que je teste, tout ce que je transforme en outil ou en rapport sort de cette mécanique. Si c'est dans le Labo, c'est passé par le Pipeline.

Où en est le Labo

Le Labo est un projet jeune. Pas une marque déjà éprouvée. Pas un cabinet avec quinze ans de cas clients à exhiber. Tout est à bâtir, et c'est volontaire.

Trois axes structurent ce que le Labo va publier dans les mois qui viennent.

Outils et frameworks packagés. Mes archives contiennent plus de 150 templates, grilles, checklists et systèmes que j'ai construits pour mon propre usage. Je sélectionne actuellement ceux qui méritent d'être affinés et rendus utilisables par d'autres. Les premiers seront disponibles en téléchargement direct ou via abonnement.

Rapports d'exploration. Le Labo prépare son premier rapport long-format, fondé sur la veille accumulée et passée au Pipeline Cognitif. Format packagé, asset vendu à l'unité, pensé pour un décideur TI qui a quarante minutes et un sujet à comprendre vite.

Cohortes d'exploration. Une première cohorte est prévue pour l'automne 2026. Petit groupe de décideurs TI qui explorent ensemble un sujet précis, guidés par la méthodologie du Labo, sur une durée déterminée. Pas une formation. Pas un mastermind. Une expérimentation collective.

Tout ça avance pendant que je continue mes mandats d'analyse d'affaires, qui restent mon terrain principal d'observation et de validation.

Si tu veux suivre la construction du Labo en temps réel, ses trouvailles, ses essais, ses ratés assumés, l'infolettre est l'endroit le plus direct.