Il y a des périodes où l’on avance.
Et d’autres où l’on observe.
Pendant longtemps, j’ai observé.
Toute ma vie professionnelle, j’ai fait de la veille. Pas de façon spectaculaire. Pas en cherchant à briller. De manière constante, méthodique, parfois obsessionnelle. J’ai lu, comparé, testé, mis de côté. J’ai vu passer des vagues technologiques, des promesses trop grandes, des outils trop tôt… et d’autres, sous-estimés, changer silencieusement la donne.
Mais cette veille-là, je ne l’ai jamais vraiment exposée.
Je ne lui ai jamais permis de rayonner comme elle l’aurait pu.
Entre-temps, j’ai vu des gens réussir.
Parfois très bien réussir.
Même s’ils faisaient moins de veille.
Même s’ils comprenaient moins les systèmes en profondeur.
Et à force de regarder les autres avancer, j’ai fini par perdre mon propre point de repère.
Lever les yeux
Nos ancêtres levaient les yeux vers le ciel pour s’orienter. Littéralement.
Ils ont bâti des structures entières pour capter un rayon de soleil précis, un seul jour par année. Non pas par poésie, mais par nécessité. Le ciel était leur horloge. Leur carte. Leur système de référence.
Quand on regarde ça aujourd’hui, on appelle ça de l’archéoastronomie.
Eux appelaient ça comprendre le monde.
Ce qui me frappe, ce n’est pas la démesure des monuments.
C’est la clarté de l’intention.
Ils savaient ce qu’ils observaient.
Et surtout, pourquoi.
Trop de signaux, pas assez de systèmes
Aujourd’hui, on vit l’inverse.
On est submergés de signaux :
IA générative, automatisation, nouveaux outils chaque semaine, tendances LinkedIn, promesses de productivité, discours de rupture.
Mais ce qui manque cruellement, ce ne sont pas les signaux.
Ce sont les systèmes.
Comment on trie.
Comment on relie.
Comment on transforme l’information en décisions utiles, puis en actions concrètes.
C’est là que je reviens à mes fondamentaux.
Capitaliser sur ce que je sais faire
Cette fois-ci, je vais y aller à fond...
Pas en courant après chaque nouveauté.
Pas en jouant au prophète de l’IA.
Mais en capitalisant sur mes forces réelles : des années d’observation, d’analyse, de structuration, et surtout, une capacité à transformer le bruit en quelque chose d’exploitable.
Ce blogue repart avec cette intention-là.
Partager une veille assumée.
Montrer comment je lis les signaux.
Comment je les transforme en cadres, en outils, en systèmes réutilisables pour des gestionnaires, des équipes, des PME qui doivent décider maintenant, pas dans cinq ans.
Une nouvelle lune, pas une promesse
Ce texte sort en période de nouvelle lune.
Pas pour faire mystique.
Mais parce que c’est un symbole simple que j’aime : celui d’un ciel vide, prêt à être relu autrement.
Je ne promets pas un rythme parfait.
Je ne promets pas des certitudes.
Je promets une chose : regarder attentivement, structurer honnêtement, et mettre l’IA au service de cette transformation, pas pour impressionner, mais pour produire du concret.
Mathieu, l’humain dans la boucle.